Quand le monde autour de toi aura tant changé
Que toutes ces choses que tu frôlais sans danger
Seront toutes si lourdes à bouger
Seront toutes des objets étrangers
Où l'a-t-on rangé
Ce bout de verger
Avec ses fleurs grimpantes
Sa lumière en pente
Couleur de dragée ?
Quand le monde autour de toi sera mélangé
Que le drap de ta chambre dans l'ombre restera plongé
Que viendra la nuit aux pourpres orangés
Et sans rien de plus peut-être pour te protéger
Où l'a-t-on rangé
Ce bout de verger
Avec sa glycine
Comme une racine
Dans la terre plongée ?
Dans la terre plongée
Jardin des délices
Tourne comme une hélice
Dans le fond du crâne
Tourne comme une hélice
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jeudi 16 juillet 2009
Jadis et naguère
Au bord d’une rivière
Etait une clairière
En ce temps lointain
Qu’on nomme naguère
Qu’on nomme jadis
Où l’homme était sur terre
Parmi les délices
Sans colère
Sans colère
Sans colère
Sans colère
Jadis et naguère
Se sont fait la guerre
En ce temps là
L’homme était guerrier
La femme était mère
Rien ne subsiste
Que poussière
Que poussière
Que poussière
Que poussière
Le monde est fou
Le monde est fou
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Le monde est fou
Le monde est fou
Ce n’est rien moins
Qu’un caillou
Ni plus ni moins
Qu’un caillou
Qu’un caillou
L’homme était guerrier
La femme était mère
Rien ne subsiste
Le monde est fou
Le monde est fou
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Ce n’est rien moins
Qu’un caillou
Tu le mettras
A ton cou
Dans l’au-delà
L’au-delou
Dans l’au-delà
L’au-delou
Etait une clairière
En ce temps lointain
Qu’on nomme naguère
Qu’on nomme jadis
Où l’homme était sur terre
Parmi les délices
Sans colère
Sans colère
Sans colère
Sans colère
Jadis et naguère
Se sont fait la guerre
En ce temps là
L’homme était guerrier
La femme était mère
Rien ne subsiste
Que poussière
Que poussière
Que poussière
Que poussière
Le monde est fou
Le monde est fou
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Le monde est fou
Le monde est fou
Ce n’est rien moins
Qu’un caillou
Ni plus ni moins
Qu’un caillou
Qu’un caillou
L’homme était guerrier
La femme était mère
Rien ne subsiste
Le monde est fou
Le monde est fou
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Nous le boirons
Jusqu’au bout
Ce n’est rien moins
Qu’un caillou
Tu le mettras
A ton cou
Dans l’au-delà
L’au-delou
Dans l’au-delà
L’au-delou
mercredi 15 juillet 2009
Le jour où tu voudras partir
Il n’y aura plus de trains dans les gares
Le jour où tu voudras partir
Au milieu d’enfants endormis
Dans les jardins, dans les lits
Il n’y aura plus d’avions dans les airs
La ville sera comme un désert
Rien que des enfants enlacés
Pour t’empêcher de passer
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Il n’y aura plus de fleurs sur les tables
L’enfant posera son cartable
La tête dans les mains pour pleurer
Il t’entendra t’éloigner
Il faudra bien qu’un jour,
Tu te souviennes
De cette ville qui fut la tienne
Avec ses enfants endormis
Sur le marbre des fontaines
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants inconnus
Et de loups, de chiens perdus
Il faudra bien qu’un jour,
Tu te souviennes
De cette ville qui fut la tienne
Avec ses enfants endormis
Sur le marbre des fontaines
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Le jour où tu voudras partir
Au milieu d’enfants endormis
Dans les jardins, dans les lits
Il n’y aura plus d’avions dans les airs
La ville sera comme un désert
Rien que des enfants enlacés
Pour t’empêcher de passer
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Il n’y aura plus de fleurs sur les tables
L’enfant posera son cartable
La tête dans les mains pour pleurer
Il t’entendra t’éloigner
Il faudra bien qu’un jour,
Tu te souviennes
De cette ville qui fut la tienne
Avec ses enfants endormis
Sur le marbre des fontaines
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants inconnus
Et de loups, de chiens perdus
Il faudra bien qu’un jour,
Tu te souviennes
De cette ville qui fut la tienne
Avec ses enfants endormis
Sur le marbre des fontaines
En attendant que les incendies
Et le bruit de ville s’éteignent
Tu mettras de l’eau sur le front
De ceux que tu aimes et qui saignent
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Au milieu d’enfants endormis
Et d’oiseaux tombés du nid
Jésus *
Tu m’as bien compris, Jésus
La connaissance et l’amour
Tu m’as bien compris, Jésus
La connaissance et l’amour
Tes disciples, je les ai vus
Y’en a qui courent toujours
Les mêmes cheveux que Jésus
Le même habit de velours
Lourd, lourd, lourd
Tu m’as bien compris de travers
De travers
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Toutes celles et tous ceux qui n’ont pas eu
La connaissance et l’amour
Tu les entendras crier, Jésus
Serais-tu devenu sourd
Sourd, sourd ?
Tu m’as bien compris, Jésus
La connaissance et l’amour
T’étais bien d’accord, Jésus
T’as pas fait grand chose
Pour, pour, pour
Tu m’as bien compris de travers
De travers.
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Tu m’as bien compris, Jésus
Ça peut pas durer toujours
Laisse-toi tomber des nues
Vide tes poches et cours
Cours, cours, cours
Tes disciples, je les ai eus
Y’en a qu’appellent au secours
Avec la main tendue, Jésus
T’as pas le temps de leur faire un discours
Tu m’as bien compris de travers
De travers
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Tu comprends tout de travers
De travers
Tu comprends tout de travers
De travers
Oh, Jésus
Tu comprends tout de travers
De travers
Tu comprends tout de travers
De travers
Oh, Jésus
La connaissance et l’amour
Tu m’as bien compris, Jésus
La connaissance et l’amour
Tes disciples, je les ai vus
Y’en a qui courent toujours
Les mêmes cheveux que Jésus
Le même habit de velours
Lourd, lourd, lourd
Tu m’as bien compris de travers
De travers
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Toutes celles et tous ceux qui n’ont pas eu
La connaissance et l’amour
Tu les entendras crier, Jésus
Serais-tu devenu sourd
Sourd, sourd ?
Tu m’as bien compris, Jésus
La connaissance et l’amour
T’étais bien d’accord, Jésus
T’as pas fait grand chose
Pour, pour, pour
Tu m’as bien compris de travers
De travers.
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Tu m’as bien compris, Jésus
Ça peut pas durer toujours
Laisse-toi tomber des nues
Vide tes poches et cours
Cours, cours, cours
Tes disciples, je les ai eus
Y’en a qu’appellent au secours
Avec la main tendue, Jésus
T’as pas le temps de leur faire un discours
Tu m’as bien compris de travers
De travers
Avec tes amis, vide ton verre
Vide ton verre
Tu comprends tout de travers
De travers
Tu comprends tout de travers
De travers
Oh, Jésus
Tu comprends tout de travers
De travers
Tu comprends tout de travers
De travers
Oh, Jésus
Jeanne *
Quand elle revint chez les siens
Les gens l’attendaient sur le port
Buvant le vin des musiciens
Entourés d’hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages usés
Et qui tenaient debout leurs fusées
On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu’on avait amené chez nous
Et dont on dit qu’il bouge encore
En elle-même, au fond du puits
Du temps qui s’est passé depuis
Alors autour des barques folles
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l’évêque des mots
On parle d’elle à demi-mot
On dit de Jeanne revenue
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu’elle abat
C’est celui qu’elle avait mis bas
Quand elle revint chez les siens
Les gens l’attendaient sur le port
Fumant l’herbe des magiciens
Jouant sur des violons anciens
Au creux de leur âme s’envole
La chanson de Jeanne la folle
On dit que Jeanne est revenue
Que c’est le démon toute nue
Et devant l’évêque de Maux
On la condamne à demi-mot
A côté d’eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montrent le creux de son lit
Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal
Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts
Il s’en trouvait peut-être bien
Qui l’attendaient, qui l’aiment encore
Au fond du puits volent les cendres
Où l’on voit son âme descendre
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap.
Autour des barques qu’on a mises,
Montera l’eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut,
Des faux, des fourches et des pieux.
C’est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C’est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C’est pour le jugement de Dieu
Les gens l’attendaient sur le port
Buvant le vin des musiciens
Entourés d’hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages usés
Et qui tenaient debout leurs fusées
On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu’on avait amené chez nous
Et dont on dit qu’il bouge encore
En elle-même, au fond du puits
Du temps qui s’est passé depuis
Alors autour des barques folles
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l’évêque des mots
On parle d’elle à demi-mot
On dit de Jeanne revenue
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu’elle abat
C’est celui qu’elle avait mis bas
Quand elle revint chez les siens
Les gens l’attendaient sur le port
Fumant l’herbe des magiciens
Jouant sur des violons anciens
Au creux de leur âme s’envole
La chanson de Jeanne la folle
On dit que Jeanne est revenue
Que c’est le démon toute nue
Et devant l’évêque de Maux
On la condamne à demi-mot
A côté d’eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montrent le creux de son lit
Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal
Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts
Il s’en trouvait peut-être bien
Qui l’attendaient, qui l’aiment encore
Au fond du puits volent les cendres
Où l’on voit son âme descendre
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap.
Autour des barques qu’on a mises,
Montera l’eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut,
Des faux, des fourches et des pieux.
C’est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C’est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C’est pour le jugement de Dieu
mardi 14 juillet 2009
Je suis Dieu*
Je suis Dieu
Et je joue avec des
Bouchons de liège
Je suis Dieu
J’ai dans ma chambre autant
De lits que de sièges
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
Je suis Dieu
Et je peux grimper
Le long des murs
Je suis Dieu
Mais j’ai mal aux pieds
Dans mes chaussures
Je suis Dieu dans mon cercueil
Je suis Dieu dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
On m’a dit
On n’a d’yeux
Que pour Dieu
J’en suis heureux
Je suis Dieu
C’est odieux
D’être Dieu
C’est ennuyeux
Je suis Dieu
Je suis Dieu
A l’horizon, j’aperçois
Un train d’enfer
Je suis Dieu
Je m’allonge sur la voie
La tête en l’air
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
Je suis Dieu
Si vous me voyez
Arrêtez-vous
Je suis Dieu
Dans la ru,
Je traverse dans les clous
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
On m’a dit
On n’a d’yeux
Que pour Dieu
J’en suis heureux
Je suis Dieu
C’est odieux
D’être Dieu
C’est ennuyeux
Je suis Dieu
Je suis Dieu
Et je joue avec des
Bouchons de liège
Je suis Dieu
J’ai dans ma chambre autant
De lits que de sièges
Je suis Dieu
Et je fais tomber les gens
Dans des pièges
Je suis Dieu
Et je joue avec des
Bouchons de liège
Et je joue avec des
Bouchons de liège
Je suis Dieu
J’ai dans ma chambre autant
De lits que de sièges
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
Je suis Dieu
Et je peux grimper
Le long des murs
Je suis Dieu
Mais j’ai mal aux pieds
Dans mes chaussures
Je suis Dieu dans mon cercueil
Je suis Dieu dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
On m’a dit
On n’a d’yeux
Que pour Dieu
J’en suis heureux
Je suis Dieu
C’est odieux
D’être Dieu
C’est ennuyeux
Je suis Dieu
Je suis Dieu
A l’horizon, j’aperçois
Un train d’enfer
Je suis Dieu
Je m’allonge sur la voie
La tête en l’air
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
Je suis Dieu
Si vous me voyez
Arrêtez-vous
Je suis Dieu
Dans la ru,
Je traverse dans les clous
Je suis Dieu
Dans mon cercueil
Je suis Dieu
Dans mon fauteuil
Je n’ai pas le moindre souci
De la vie
On m’a dit
On n’a d’yeux
Que pour Dieu
J’en suis heureux
Je suis Dieu
C’est odieux
D’être Dieu
C’est ennuyeux
Je suis Dieu
Je suis Dieu
Et je joue avec des
Bouchons de liège
Je suis Dieu
J’ai dans ma chambre autant
De lits que de sièges
Je suis Dieu
Et je fais tomber les gens
Dans des pièges
Je suis Dieu
Et je joue avec des
Bouchons de liège
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