mercredi 15 juillet 2009

2870

Rien qu’un enfant triste
Qui sait qu’il existe
Un navire ancré dans le ciel
Qui vit dans l’ombre du soleil
Une table mise au centre d’une vie nouvelle

Un jardin désert
Une ville en verre
Qu’elle lui couvre les épaules
A cheval sur un tas de tôles
Qu’elle soit pour lui, la vue, la vie et la parole

Un escalier vide
Son sang se vide
Dans une cage on le glisse
Les murs sont blancs, les murs sont lisses
Qu’il ferme les yeux, qu’il meure en l’année
Deux mille huit cent soixante dix

Rien qu’un enfant triste
Qui sait qu’il existe
Un navire ancré dans le ciel
Qui vit dans l’ombre du soleil
Qui n’entendra jamais l’appel de vie,
De mort ou de détresse

Une tour immense
Le froid, le silence
Des cris de haine et de vengeance
Le navire qui se balance
Un million d’années lumière plus loin
Qu’un enfant triste sans défense

Rien qu’un enfant triste
Tombé sur la piste
Qui mène en haut de l’édifice
La peau tendue, le ventre lisse
Qu’il ferme les yeux, qu’il meure en l’année
Deux mille huit cent soixante dix

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