Il est un pays
Où j’ai laissé
Un peu de ma vie
Qui m’a blessé
Voulez-vous savoir
Ce qui s’est passé
Comme un petit jouet
Une poupée
Une main qui dansait
Qu’on a coupée
Voulez-vous savoir
Quelle sorte de vie on a
Sans le vouloir
On a
On a
On a
Toutes les boussoles
M’ont vu me retourner
Chercher sur le sol
Ce qu’elle avait laissé
Voulez-vous savoir
Ce qu’il est resté
Ce qu’était la nuit
Autour d’un feu
Quelques secrets et puis
En plein milieu
Comme planté dans son front
Le couteau de l’amour
Comme planté dans son front
Le couteau
Le couteau
Le couteau
Le couteau
On a
On a
Quelle sorte de vie
Comme un petit jouet
Une poupée
Une main qui dansait
Qu’on a coupée
Voulez-vous savoir
On a
Sans le vouloir
On a
On a
On a
On a
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jeudi 16 juillet 2009
La voie royale
C’est un bâtiment gris
Au pied du Pnom
Lorsqu’on y va la nuit
On croit frôler les ombres
Et plus loin vers le fleuve
Quelques enfants
Saramani bien sûr
Que l’on vient voir aussi
Que l’on vient voir de prés
Même si l’on s’ennuie
Alors on pense à lui
C’était là qu’il était
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Jusqu’à ce temple en ruine
Mais tout ne l’est-il pas
Mais tout ne l’est-il pas
Où l’on vend des moineaux
Dans des cages d’osier
Que pour quelques riels
On verra s’échapper
S’envoler vers le ciel
Alors on pense à ça
Alors on pense à lui
Que tout était comme ça
On n’a pas changé depuis
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Jusqu’à ce temple en ruine
Saramani m’a dit
Que comme il le voulait
D’être enterré ici
Une princesse charme
Vous le connaissez
Comme on connaît ici
Ce que personne ne sait
Ce que personne n’a dit
Alors on pense à lui
C’était là qu’il était
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Dans le bassin
Où il nagea
Au pied du Pnom
Lorsqu’on y va la nuit
On croit frôler les ombres
Et plus loin vers le fleuve
Quelques enfants
Saramani bien sûr
Que l’on vient voir aussi
Que l’on vient voir de prés
Même si l’on s’ennuie
Alors on pense à lui
C’était là qu’il était
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Jusqu’à ce temple en ruine
Mais tout ne l’est-il pas
Mais tout ne l’est-il pas
Où l’on vend des moineaux
Dans des cages d’osier
Que pour quelques riels
On verra s’échapper
S’envoler vers le ciel
Alors on pense à ça
Alors on pense à lui
Que tout était comme ça
On n’a pas changé depuis
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Jusqu’à ce temple en ruine
Saramani m’a dit
Que comme il le voulait
D’être enterré ici
Une princesse charme
Vous le connaissez
Comme on connaît ici
Ce que personne ne sait
Ce que personne n’a dit
Alors on pense à lui
C’était là qu’il était
Comme un Naja
Dans le bassin
Où il nagea
Dans le bassin
Où il nagea
Veux-tu ?
Veux-tu que je te couvre les épaules
Veux-tu que je t’allonge ou veux-tu que je t’aide
Veux-tu que nous fassions quelques pas au soleil
Ou bien à l’ombre, pour moi tout est pareil
Dans la demeure qui fut la notre
J’allume ou bien j’éteins, veux-tu l’obscurité
Que je me tienne encore à tes côtés
Ou bien fermer les yeux, veux-tu que je me taise
N’entendre que Chopin, Mazurka Polonaise
Dans la demeure qui fut la notre
Dix mille saisons et puis
Dix mille saisons et puis
Veux-tu que je t’entrouvre la fenêtre
Que tu sentes l’odeur que le printemps fait naître
Dans la demeure qui fut la notre
Et j’ai posé mes yeux dans un coin du plafond
Et j’ai touché sa joue froide comme une feuille
Et le jour était là comme un enfant recueille
Un coupe d’oisillons
Un coupe d’oisillons
Un coupe d’oisillons
Veux-tu que je t’allonge ou veux-tu que je t’aide
Veux-tu que nous fassions quelques pas au soleil
Ou bien à l’ombre, pour moi tout est pareil
Dans la demeure qui fut la notre
J’allume ou bien j’éteins, veux-tu l’obscurité
Que je me tienne encore à tes côtés
Ou bien fermer les yeux, veux-tu que je me taise
N’entendre que Chopin, Mazurka Polonaise
Dans la demeure qui fut la notre
Dix mille saisons et puis
Dix mille saisons et puis
Veux-tu que je t’entrouvre la fenêtre
Que tu sentes l’odeur que le printemps fait naître
Dans la demeure qui fut la notre
Et j’ai posé mes yeux dans un coin du plafond
Et j’ai touché sa joue froide comme une feuille
Et le jour était là comme un enfant recueille
Un coupe d’oisillons
Un coupe d’oisillons
Un coupe d’oisillons
Vahiné ma soeur
J’ai rêvé de couleurs, d’oiseaux de paradis
Savez-vous ce qu’est le paradis ?
C’est de l’eau, c’est un puit
Ce n’est pas compliqué
Le contraire de l’ennui, l’inverse
Et même si je voulais vous expliquer
Faut l’avoir connu soi même
Loin de tout
Loin des hommes
Loin de la société
Avec d’autres humains
Mais laissez nous dormir dans ce hamac
Du bout du monde
Lorsque lui se réveille
Pour avoir cru dormir contre une joue trop ronde
Parce qu’il n’y a pas là-bas de solution
Parce qu’il n’y a pas d’idée pas de sermon
Rien d’autre que le jeu
Que le respect
Des poissons dans l’eau claire
Et des oiseaux de feu
Au paradis des innocents nul ne grandit
On va nu et bouclé entre les arbres
Les graviers de couleur
C’est peut être l’Asie, l’Océanie ou bien ailleurs
C’est dans tous les cas sur terre
Et c’est, ou bien c’était le Paradis
Et lorsqu’il se réveille et qu’il voit le mur
Tout ça pour avoir cru qu’aimer, c’était avoir sa place
Avec sa vahiné ses sœurs
Avec la vie de ce village
Alors il songe qu’il est tempête et qu’il nage
Va rejoindre cette île
S’enfuir de l’univers méchant
S’enfuir de l’univers
Vahiné ma sœur
La vie n’a pas plus d’épaisseur
Que la feuille de l’arbre
Que le plus froid des marbres
Dans sa douleur
Nous nous reverrons
Nous nous reverrons
Vahiné ma sœur
Vahiné
J’ai rêvé de couleurs, d’oiseaux de paradis
Savez-vous ce qu’on en dit ?
Tout est fait de miel et de sucre Candi
Et le plus dur n’est pas la mort mais d’être en vie
Tout en sachant qu’elle est là-bas, qu’elle pleure
Qu’elle a les mille soleils, les mille couleurs,
Que rien ne sert à rien
Sinon l’espoir que tout finisse
Que tout se mélange, s’enfonce
Dans le sable et la sciure et la roche et les ronces
Puisqu’il a tout donné, tout fait
Et que le plus attachant n’est pas le plus parfait
Que l’homme n’aspire qu’à la quiétude de son hamac
Qu’il soit Mélanésien ou des Tumuc Humac
Tu seras celui-là qu’elle fera sien
Alors il n’est qu’un seul trésor
Celui de sa main
D’ici ou des confins
De pourpre, de velours
Vahiné pour toujours
Avec sa vahiné, ses sœurs
Avec la vie de ce village
Alors il songe qu’il est tempête, qu’il nage
Pour pouvoir rejoindre cette île
S’enfuir de l’univers méchant
S’enfuir de l’univers
Vahiné ma sœur
La vie n’a pas plus d’épaisseur
Que la feuille de l’arbre
Que le plus froid des marbres
Dans sa douleur
Nous nous reverrons
Nous nous reverrons
Vahiné ma sœur
Vahiné
J’ai rêvé de couleurs, d’oiseaux de paradis
Où tout est fait de miel
Savez-vous ce qu’est le paradis ?
C’est de l’eau, c’est un puit
Ce n’est pas compliqué
Le contraire de l’ennui, l’inverse
Et même si je voulais vous expliquer
Faut l’avoir connu soi même
Loin de tout
Loin des hommes
Loin de la société
Avec d’autres humains
Mais laissez nous dormir dans ce hamac
Du bout du monde
Lorsque lui se réveille
Pour avoir cru dormir contre une joue trop ronde
Parce qu’il n’y a pas là-bas de solution
Parce qu’il n’y a pas d’idée pas de sermon
Rien d’autre que le jeu
Que le respect
Des poissons dans l’eau claire
Et des oiseaux de feu
Au paradis des innocents nul ne grandit
On va nu et bouclé entre les arbres
Les graviers de couleur
C’est peut être l’Asie, l’Océanie ou bien ailleurs
C’est dans tous les cas sur terre
Et c’est, ou bien c’était le Paradis
Et lorsqu’il se réveille et qu’il voit le mur
Tout ça pour avoir cru qu’aimer, c’était avoir sa place
Avec sa vahiné ses sœurs
Avec la vie de ce village
Alors il songe qu’il est tempête et qu’il nage
Va rejoindre cette île
S’enfuir de l’univers méchant
S’enfuir de l’univers
Vahiné ma sœur
La vie n’a pas plus d’épaisseur
Que la feuille de l’arbre
Que le plus froid des marbres
Dans sa douleur
Nous nous reverrons
Nous nous reverrons
Vahiné ma sœur
Vahiné
J’ai rêvé de couleurs, d’oiseaux de paradis
Savez-vous ce qu’on en dit ?
Tout est fait de miel et de sucre Candi
Et le plus dur n’est pas la mort mais d’être en vie
Tout en sachant qu’elle est là-bas, qu’elle pleure
Qu’elle a les mille soleils, les mille couleurs,
Que rien ne sert à rien
Sinon l’espoir que tout finisse
Que tout se mélange, s’enfonce
Dans le sable et la sciure et la roche et les ronces
Puisqu’il a tout donné, tout fait
Et que le plus attachant n’est pas le plus parfait
Que l’homme n’aspire qu’à la quiétude de son hamac
Qu’il soit Mélanésien ou des Tumuc Humac
Tu seras celui-là qu’elle fera sien
Alors il n’est qu’un seul trésor
Celui de sa main
D’ici ou des confins
De pourpre, de velours
Vahiné pour toujours
Avec sa vahiné, ses sœurs
Avec la vie de ce village
Alors il songe qu’il est tempête, qu’il nage
Pour pouvoir rejoindre cette île
S’enfuir de l’univers méchant
S’enfuir de l’univers
Vahiné ma sœur
La vie n’a pas plus d’épaisseur
Que la feuille de l’arbre
Que le plus froid des marbres
Dans sa douleur
Nous nous reverrons
Nous nous reverrons
Vahiné ma sœur
Vahiné
J’ai rêvé de couleurs, d’oiseaux de paradis
Où tout est fait de miel
La vallée de la paix
Face aux grandes étendues
Il a marché longtemps
Il a peut-être connu
Ton masque éclatant
Soleils et firmaments
Qui forcent le respect
Spectre revenant
De la vallée de la paix
De la vallée du doute
Il a marché tête nue
Continué la route
Face aux grandes étendues
Où le pire est à craindre
Le meilleur derrière soi
Dans le jour qui va poindre
Sur la vallée de la soie
Tipis en totems
Masques éclatants
Dans la vallée de la peine
Où le doigt de l’ombre s’étend
Il a marché quand même
Il a marché longtemps
Quand les crépuscules reviennent
Il sait ce qui l’attend
Dans la vallée de la paix
Des cavaliers s’avancent
Nuage dans lequel il s’enfonçait
Désespoir de tout ce que l’on sait
Laissez venir, laissez passer
Ceux dont l’amour s’est renversé
Vallée de larme ou vallée de lait
Où ne peut que séjourner (…)
N’importe quel taudis
Où la plante a pu prendre
Le fruit a mûri
La racine s’étendre
Cratères en volcans
Il a payé son dû
Sable sous les paupières
Cimes descendues
Face aux grandes étendues
De la misère humaine
Tous les muscles tendus
Et le tympan qui saigne
Dans la douleur qu’il fait sienne
Il a quand même obtenu
Des astres qui nous mènent
Que la vallée soit nue
Dans la vallée de la paix
Des cavaliers s’avancent
Laissez venir, laissez passer
Ceux dont l’amour s’est renversé
Vallée de larme ou vallée de paix
Où ne peut que séjourner (…)
N’importe quel taudis
Où la plante a pu prendre
Où le fruit a mûri
La racine s’étendre
Dans la vallée de la paix
Les chevaux s’embrassent
Où l’herbe ne meure jamais
Quand les cavaliers passent
Dans la vallée de la paix
Où les chevaux s’embrassent
Où l’herbe ne meure jamais
Quand les cavaliers passent
Où les chevaux
Où les chevaux
Où les chevaux s’embrassent
Dans la vallée
Où les chevaux s’embrassent
Où les chevaux
Où les chevaux
Il a marché longtemps
Il a peut-être connu
Ton masque éclatant
Soleils et firmaments
Qui forcent le respect
Spectre revenant
De la vallée de la paix
De la vallée du doute
Il a marché tête nue
Continué la route
Face aux grandes étendues
Où le pire est à craindre
Le meilleur derrière soi
Dans le jour qui va poindre
Sur la vallée de la soie
Tipis en totems
Masques éclatants
Dans la vallée de la peine
Où le doigt de l’ombre s’étend
Il a marché quand même
Il a marché longtemps
Quand les crépuscules reviennent
Il sait ce qui l’attend
Dans la vallée de la paix
Des cavaliers s’avancent
Nuage dans lequel il s’enfonçait
Désespoir de tout ce que l’on sait
Laissez venir, laissez passer
Ceux dont l’amour s’est renversé
Vallée de larme ou vallée de lait
Où ne peut que séjourner (…)
N’importe quel taudis
Où la plante a pu prendre
Le fruit a mûri
La racine s’étendre
Cratères en volcans
Il a payé son dû
Sable sous les paupières
Cimes descendues
Face aux grandes étendues
De la misère humaine
Tous les muscles tendus
Et le tympan qui saigne
Dans la douleur qu’il fait sienne
Il a quand même obtenu
Des astres qui nous mènent
Que la vallée soit nue
Dans la vallée de la paix
Des cavaliers s’avancent
Laissez venir, laissez passer
Ceux dont l’amour s’est renversé
Vallée de larme ou vallée de paix
Où ne peut que séjourner (…)
N’importe quel taudis
Où la plante a pu prendre
Où le fruit a mûri
La racine s’étendre
Dans la vallée de la paix
Les chevaux s’embrassent
Où l’herbe ne meure jamais
Quand les cavaliers passent
Dans la vallée de la paix
Où les chevaux s’embrassent
Où l’herbe ne meure jamais
Quand les cavaliers passent
Où les chevaux
Où les chevaux
Où les chevaux s’embrassent
Dans la vallée
Où les chevaux s’embrassent
Où les chevaux
Où les chevaux
Vies monotones
Nous avons des vies monotones
Rien dans le coeur, rien dans la main
Comme on ne dit plus rien à personne
Personne ne nous dit plus rien
Nous avons des vies monotones
Des maisons vides et fermées
Des portes lourdes et blindées
Que n'ouvriront plus jamais personne
Mais comme il faut quand même qu'on vive
S'asseoir avec le même convive
C'est pas le festin qu'on croyait
Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
Nous avons des vies monotones
Rien dans le coeur, rien dans la main
Comme on n'attend rien de personne
On n'a plus réponse à rien
Nous avons des vies monotones
Entourés d'hommes et de chiens
Ceux qui mangent dans notre main
Ce sont ceux-là qu'on abandonne
Mais comme il faut quand même qu'on vive
Ce soir avec le même convive
C'est pas la fête qu'on croyait
Où sont les lumières qui brillaient ?
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
Nous avons des vies sans mélange
Qui s'en iront de tous côtés
Raides et droites comme une planche
Sur l'océan de pauvreté
Mais comme il faut quand même qu'on vive
Ce soir avec le même convive
C'est pas le festin qu'on croyait
Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
Rien dans le coeur, rien dans la main
Comme on ne dit plus rien à personne
Personne ne nous dit plus rien
Nous avons des vies monotones
Des maisons vides et fermées
Des portes lourdes et blindées
Que n'ouvriront plus jamais personne
Mais comme il faut quand même qu'on vive
S'asseoir avec le même convive
C'est pas le festin qu'on croyait
Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
Nous avons des vies monotones
Rien dans le coeur, rien dans la main
Comme on n'attend rien de personne
On n'a plus réponse à rien
Nous avons des vies monotones
Entourés d'hommes et de chiens
Ceux qui mangent dans notre main
Ce sont ceux-là qu'on abandonne
Mais comme il faut quand même qu'on vive
Ce soir avec le même convive
C'est pas la fête qu'on croyait
Où sont les lumières qui brillaient ?
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
Nous avons des vies sans mélange
Qui s'en iront de tous côtés
Raides et droites comme une planche
Sur l'océan de pauvreté
Mais comme il faut quand même qu'on vive
Ce soir avec le même convive
C'est pas le festin qu'on croyait
Pas de fusée, pas de vin, pas de sorbet
Y'a plus qu'à tirer la nappe à soi
Continuer chacun pour soi
mercredi 15 juillet 2009
Les vases bleues
A force de penser
Aux autres
On a les dents serrées
La tête haute
Cartes, billes et crayons sont
Le centre du monde
On s’en sert en serrant son
Poing comme une bombe
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Comme un casque on s’endort
Avec sa chevelure
Une chemise au corps
Au cœur une blessure
Prisonniers aux pieds pris
Dans le courant qui passe
Une valise pleine ou vide
A marée basse
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues, les pas traînants
Sables mouvants, sables heureux
Sables de vent de vases bleues
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Hommes, bêtes et femmes sont en guerre
Et la mer descend
Vies perdues dans les vagues de fer
Et la mer descend
On oublie de vider son verre
Et la mer descend
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Sables de vent
De vases bleues
Aux autres
On a les dents serrées
La tête haute
Cartes, billes et crayons sont
Le centre du monde
On s’en sert en serrant son
Poing comme une bombe
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Comme un casque on s’endort
Avec sa chevelure
Une chemise au corps
Au cœur une blessure
Prisonniers aux pieds pris
Dans le courant qui passe
Une valise pleine ou vide
A marée basse
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues, les pas traînants
Sables mouvants, sables heureux
Sables de vent de vases bleues
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Hommes, bêtes et femmes sont en guerre
Et la mer descend
Vies perdues dans les vagues de fer
Et la mer descend
On oublie de vider son verre
Et la mer descend
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
On marche de travers comme un crabe
Et la mer descend
Adieu les vases bleues
Les pas traînants
Sables mouvants
Sables heureux
Sables de vent
De vases bleues
Sables de vent
De vases bleues
mardi 14 juillet 2009
Vivent les hommes
Sous leur crâne en poussière
On dirait qu’ils sont fiers
De leurs idées
Sur leurs chevaux rayés
Les canons enrayés
De la beauté
Vivent les hommes
N’oubliez pas non plus
Qu’on ne reconnaît plus
Ses amis
Les rides entrecroisées
Le visage froissé
De brebis
Vivent les hommes
Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Le chagrin les domine
Comme un vieux puits de mine
Abandonné
Les profonds souterrains
Qui leur creusent les reins
Condamnés
Vivent les hommes
Chaque jour affairés
Le long des voies ferrées
De banlieue
Les voilà qui s’installent
A table, les mains sales
Vivent les hommes
Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
On dirait qu’ils sont fiers
De leurs idées
Sur leurs chevaux rayés
Les canons enrayés
De la beauté
Vivent les hommes
N’oubliez pas non plus
Qu’on ne reconnaît plus
Ses amis
Les rides entrecroisées
Le visage froissé
De brebis
Vivent les hommes
Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Le chagrin les domine
Comme un vieux puits de mine
Abandonné
Les profonds souterrains
Qui leur creusent les reins
Condamnés
Vivent les hommes
Chaque jour affairés
Le long des voies ferrées
De banlieue
Les voilà qui s’installent
A table, les mains sales
Vivent les hommes
Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
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