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jeudi 16 juillet 2009

Solitude des latitudes

Solitude, latitudes, se glissent dans tes draps
Solitude, ce soir te quittera
Solitude
Solitude

La nuit semble douce et magique
Ça ressemble aux Amériques
Ce qu’on lit quand on est enfant
Belliou-la-Fumée, Croc Blanc

La nuit semble douce et tranquille
Mais tu trembles, que t’arrive-t-il
Solitude et feu qui s’éteint
Coup de feu dans le lointain

Solitude des latitudes se glisse dans tes draps
Solitude, ce soir te quittera
Solitude des longitudes
Solitude

La nuit semble douce et tranquille
Ça ressemble à une ville
Dont on rêve quand on est enfant
Carthage et ses éléphants

La nuit semble douce et pourtant
Tu te réveilles de temps en temps
Solitude et feu qui s’éteint
Coup de feu dans le lointain

Te glisse entre les doigts
Solitude
Ce soir te quittera

Solitude
Solitude

Te glisse entre les doigts
Solitude

mercredi 15 juillet 2009

Seul et chauve *

Un matin sans crier gare
Je tomberai dans un couloir
Tu passeras sans me voir
Sans un geste sans un regard
Vers le reste
Ce qui me reste après moi
Ce qui me restera

Un matin sans importance
Je serai là sans connaissance
Tu t’en iras dans l’autre sens
Vers le vide, le silence
Vers le reste
Ce qui me reste
Ce qui me restera
Ce qui me reste
Ce qui me reste

Un matin sans importance
Je serai là, sans connaissance
Tu t’en iras dans l’autre sens
Vers le vide, le silence
Vers le reste
Ce qui me reste après moi
Ce qui me restera

Seul et chauve
Que rien ne me sauve
Plus jamais
Plus jamais
Plus jamais
Plus jamais

mardi 14 juillet 2009

Salomon l’hermite

Par delà les plus hauts monts
Au milieu des goémons
Vit Salomon
Pareil aux preux chevaliers teutoniques
Comme les lépreux sataniques
Et dont la descendance princière et millénaire
Un jour Pour toujours quitta la terre

Depuis longtemps, depuis longtemps
Riche de tout comme un coquillage
Dont la coquille est sans âge
Salomon ignorait d’autres rivages

C’est au creux d’une lagune
Dont il cheminait les dunes
Qu’un soir de lune
Descendant du ciel en spirales
Tombèrent les anges des étoiles

Tenant à peine debout
Ensevelis par la boue
Le sable mou
Leur semblant comme autant de serpents
Ils détruisirent tout en un instant

Depuis longtemps
Depuis longtemps
Jaloux de tout
Debout dans leurs caravelles
Ce peuple aux formes nouvelles
Fit tomber nos citadelles
D’un coup d’aile

Par delà les plus hauts monts
Au milieu des goémons
Vivait Salomon
Et dont le descendance princière et millénaire
Pour couvrir son corps creusa la terre

Les fossoyeuses marines
Trouveront dans sa poitrine
Tant de vermines
Qui malgré les prêtres d’Orion
Se nourrissant de lui, revivront

Orion ne reverra plus jamais le pays
Et la lune, sa sœur, aura, bien loin d’ici,
Orion n’aura jamais s’il faut, pleuré, grandi
Quoique aura bien vécu du moins à ce qu’on dit