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mardi 14 juillet 2009

Caesar * - version française



Pochette du 45 tours.
« Caesar » - comme beaucoup d'autres - a connue plusieurs destins : 45 tours biface hors commerce de 1970 ; réédité en 1976 dans un coffret hors commerce à 500 ex ; en 45 tours monoface ; mis dans le commerce en 1982, dans le coffret "Manset" de trois 33 tours, coffret lui-même réédité en 1984 sous le nom de « Trio ». Ces deux titres ne seront jamais réédités en CD.


Une époque entre deux ages,
Des gens heureux,
Lisez le message
D’un règne en tout point semblable
A celui des dieux
La vie périssable
De Caesar
Caesare
De Caesar

Quand pour lui l’océan se calme
Sous ses navires
Coule l’huile de palme
Quand les vagues pourpres s’avancent
L’horizon chavire
Caesar avance

Caesar
Caesare
Caesar
Caesare
Caesar
Caesare

Les contreforts antiques
Alignés sur le continent
Sur les rives d’Afrique
Asséchés les marais salants
De la terre ocre d’occident
Les mains tendues vers celui qui n’aurait déjà plus
Les vaisseaux et les (…) déchus
Rejaillissant sur lui, le vaincu
De Caesar
Caesare
De Caesar

Sur son lit de mort debout
Pas de cheminée
Au bord des jardins, sous les douves
Partout dites vous
De son fils aîné
Peut-être demain verrons nous
Nos enfants levés
Le glaive sur nous
De Caesar
Caesare

L’amour éternel *



Pochette du 45 tours.
« Caesar » - comme beaucoup d'autres - a connue plusieurs destins : 45 tours biface hors commerce de 1970 ; réédité en 1976 dans un coffret hors commerce à 500 ex ; en 45 tours monoface ; mis dans le commerce en 1982, dans le coffret "Manset" de trois 33 tours, coffret lui-même réédité en 1984 sous le nom de « Trio ». Ces deux titres ne seront jamais réédités en CD.


Un jour l’homme est venu sur terre
Couronné d’ombre et de lumière
Et d’herbe dans les cheveux
Construisant le fer et le feu
Tenant des armes de métal
Comme un bouclier de cristal
Pour se défendre et que s’installe
L’amour infernal

Un jour l’homme est venu sur terre
Habillé d’épaves de fer
De casques d’or et de fougères
Construisant le ciel et l’enfer
Et l’exil et le froid d’hiver
Et l’envers et l’aube glaciale
Qui fait naître entre les étoiles
L’amour infernal

Ouvrez grand le ciel et l’enfer
Voyez ce qu’il vous reste à faire
De vous

Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous

Un jour l’homme est venu sur terre
Couronné d’ombre et de lumière
Et d’herbe dans les cheveux
Portant le mal en son milieu
Disposant de lui comme il veut
Une fois fait, tournant la tête
Aux orages, aux vents, aux tempêtes

Ouvrez grand le ciel et l’enfer
Voyez ce qu’il vous reste à faire
De vous

Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous
Aimez vous

Le paradis terrestre

Hier, en traversant la rue
Je me suis reconnu
Tête nue, méconnu
J’ai changé de trottoir
Avec dix ans de plus

Je me suis rattrapé
Quelques instants plus tard
Par hasard
C’est bizarre
Je suis passé
Devant moi sans me voir

Le paradis terrestre
Voyez ce qu’il en reste
C’est une terre aride
Les yeux perdus au fond des rides
C’est un chemin plus difficile qu’on ne croit
C’est un chemin de croix

Je me suis rattrapé
Ce soir-là dans une impasse
Où l’on passe
Tête basse
Je me suis retourné
Pour bien me voir en face

Je me suis pris la gorge
J’ai serré, j’ai serré
J’ai serré, j’ai serré
J’essaierai d’être meilleur ou pire à l’avenir
Mais qui sait ce qu’il va devenir

Le paradis terrestre
Voyez ce qu’il en reste
C’est une terre aride
Les yeux perdus au fond des rides
C’est un chemin plus difficile qu’on ne croie
C’est un chemin de croix

Hier, en traversant la rue
Je me suis souvenu
D’avoir vu, tête nue
Quelqu’un qui ne me semblait pas inconnu

Je ne me suis revu qu’une fois l’année dernière
J’avais l’air d’être en l’air
A quelques centimètres au-dessus de la terre

C’est un chemin plus difficile qu’on ne croie
C’est un chemin de croix

C’est une terre aride
Les yeux perdus au fond des rides
C’est un chemin plus difficile qu’on ne croie
C’est un chemin de croix

C’est une terre aride
Les yeux perdus au fond des rides
C’est un chemin plus difficile qu’on ne croie
C’est un chemin de croix

Animal, on est mal
Animal, on est mal
Animal, on est mal

Vivent les hommes

Sous leur crâne en poussière
On dirait qu’ils sont fiers
De leurs idées

Sur leurs chevaux rayés
Les canons enrayés
De la beauté

Vivent les hommes

N’oubliez pas non plus
Qu’on ne reconnaît plus
Ses amis

Les rides entrecroisées
Le visage froissé
De brebis

Vivent les hommes

Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer

Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages

Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages

Le chagrin les domine
Comme un vieux puits de mine
Abandonné

Les profonds souterrains
Qui leur creusent les reins
Condamnés

Vivent les hommes

Chaque jour affairés
Le long des voies ferrées
De banlieue

Les voilà qui s’installent
A table, les mains sales

Vivent les hommes

Ils ont petits, grandis, démesurés
N’essayez de les mesurer

Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages
Ils ont des horizons
Plus hauts que des maisons
De dix étages
Et bien plus hauts que les nuages

Final

Nous
Par le droit que nous donne notre âge
Réduisons nos fils à l’esclavage
Ensemble
Si demain chacun d’eux nous ressemble
Il faudra faire en sorte
Qu’aucun d’eux ne ressorte
Du monde dont nous fermons les portes
Que la légende d’Orion
Soit morte

Salomon l’hermite

Par delà les plus hauts monts
Au milieu des goémons
Vit Salomon
Pareil aux preux chevaliers teutoniques
Comme les lépreux sataniques
Et dont la descendance princière et millénaire
Un jour Pour toujours quitta la terre

Depuis longtemps, depuis longtemps
Riche de tout comme un coquillage
Dont la coquille est sans âge
Salomon ignorait d’autres rivages

C’est au creux d’une lagune
Dont il cheminait les dunes
Qu’un soir de lune
Descendant du ciel en spirales
Tombèrent les anges des étoiles

Tenant à peine debout
Ensevelis par la boue
Le sable mou
Leur semblant comme autant de serpents
Ils détruisirent tout en un instant

Depuis longtemps
Depuis longtemps
Jaloux de tout
Debout dans leurs caravelles
Ce peuple aux formes nouvelles
Fit tomber nos citadelles
D’un coup d’aile

Par delà les plus hauts monts
Au milieu des goémons
Vivait Salomon
Et dont le descendance princière et millénaire
Pour couvrir son corps creusa la terre

Les fossoyeuses marines
Trouveront dans sa poitrine
Tant de vermines
Qui malgré les prêtres d’Orion
Se nourrissant de lui, revivront

Orion ne reverra plus jamais le pays
Et la lune, sa sœur, aura, bien loin d’ici,
Orion n’aura jamais s’il faut, pleuré, grandi
Quoique aura bien vécu du moins à ce qu’on dit

Où l’horizon prend fin

Orion, sentant sa fin venir
Dressa ses habitants contre leurs souvenirs
Contre leurs souvenirs
Contre leurs souvenirs
Contre leurs souvenirs

Depuis longtemps, depuis longtemps
Riche de tout, ce peuple parasite
Auquel nous rendions visite
Souvent fit notre faillite

D’où il les avait mis sur le sol d’Orion
Il pointa ses canons la tête la première
Vers l’horizon puis vers la terre

La mort d'Orion

Au milieu des cerisiers blancs, sur son cheval
Le prêtre a des ciseaux d’argent
Il a les mains couvertes de papier doré
Et le devant de son visage est décollé

Les grands arbres se dressent, les yeux mouillés
Leurs cheveux comme des tresses
Qui cachent le soleil
Les fleurs sont comme des oreilles
Et tout homme est pareil
Et chacun se retourne dans son sommeil

Nous
Même si nos membranes fragiles
Nous rendent un peu moins agiles
Ensemble
Nous franchirons les mers
De notre planisphère
Reprendrons nos mines de fer
Si on nous laisse faire
Si on nous laisse faire

Et l’autel est dressé
Sur ses deux mains, sur ses bras blessés
Regardant vers le nord
Les mains tendues comme une plante carnivore

Et du plus loin que l’on entend les rires
Déjà morts au sortir de leur bouche de cire
Il faut les laisser faire
Ce ne sont que des mammifères
Dans ce monde de prose
Où tout est mou
Rien ne tient quand on le pose

Nous
Même si nos yeux sont trop clairs
Nous retournerons sur la terre
Ensemble
S’il faut venger nos morts
S’il faut souffrir encore
Nous incinèrerons leurs corps
Si on veut de nous encore
Si on veut de nous encore

Nous
Même si nos membranes fragiles
Nous rendent un peu moins agiles
Ensemble
Nous franchirons les mers
De notre planisphère
Reprendrons nos mines de fer
Si on nous laisse faire
Si on nous laisse faire

Introduction - La mort d'Orion

Où l’horizon prend fin
Où l’œil de l’homme jamais n’apaisera sa fin
Au seuil enfin de l’univers
Sur cet autre revers
Trouant le ciel de nuit
D’encre et d’ennui profond
Se font et se défont
Les astres

Par delà les grands univers
Où les colonies de la terre
Prolifèrent

Et dans la grande nébuleuse noire
Dont, voici dix mille ans, fut l’histoire

Depuis qu’ils voulaient voir
Ce peuple fou, ailé, la nébuleuse noire
Depuis donc et déjà tant de siècles passés

Qu’ils avaient délaissé
La terre
Ce peuple solitaire
S’éprit de ses vestiges
Et voulu en revoir la tige

Or, pendant que coulaient
Tous ces millions d’années
Sur la planète mère
Les survivants damnés
Redoraient le parvis
De leur vie

Cependant que croulait interminablement
Un bruit de poussière et de vent
Et que s’affaissait le béton
Que coulait le peuple d’Orion
On a vu bien d’autres étoiles depuis
Allumées comme au fond d’un puits
Ceci remonte à bien longtemps
Sur Orion que la mort attend
Un prêtre fait asseoir les hommes à genoux
Et le peuple incompris
Prie

Orion ne reverra plus jamais le pays
Et la lune, sa sœur, aura bien loin d’ici
Des ailes comme dans un taudis
Les cieux privés de leurs dentelles
Baissent les yeux

Caesar * - version latine


Pochette du 45 tours biface (faces identiques) hors commerce Caesar, version latine. Réédité en 1976 (45 tours monoface référence SP 467) dans un coffret hors commerce limité à 500 exemplaires, sous pochette titrée « 1970 Caesar ». Mis dans le commerce en 1982, dans le coffret « Manset » de trois 33 tours (coffret réédité en 1984, sous l'intitulé « Trio »). Pas de réédition CD à ce jour.

(1) 45 tours biface hors commerce de 1970.
(2) Réédition de 1976 dans un coffret hors commerce à 500 ex, en 45 tours monoface. Mis dans le commerce en 1982, dans le coffret "Manset" de trois 33 tours (réédité en 1984 en "Trio"). Jamais repris sur CD.


Cupidum imperii Caesare
Ciuitatissent
A Caesare regnum Galiae
Intellexissent
Caesar
Caesare,
Caesar

Ubi ex captiuis subsidio
Copiae consendissent
Cohortibus decem praesidio
Nauibus essent

Caesar Caesare
Caesar Caesare
Caesar Caesare

Communi consilio
Ex continenti
Rem esse testimonio
Sesse mederi
In Galiae morari
Sed esse Galiae communi concilium
Omnibus hibernis Caesaris regnum
Filius et fratris filius
A Caesar
Caesare
Caesar

Cupidum imperii Caesare
ciuitatissent
A Caesare regnum Galiae
Intellexissent
Caesar
Caesare
Caesar