Dans mon berceau, j’entends
J’entends chanter le vent
Comme un petit enfant
On lui donne la main
On lui montre les choses
Tout habillé de rose
Et de satin blanc
Et de satin blanc
Dans mon berceau, j’entends
J’entends chanter le vent
Dans le fond de mon rêve
Comme un bouton-d’or
Qui n’a que le soleil
Qui n’a que le soleil
Et le bruit des arbres
Et le bruit des arbres
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Comme un petit enfant
On lui donne la main
On lui montre les choses
Tout habillé de rose
Et de satin blanc
J’entends chanter le vent
Dans le fond de mon rêve
Comme un bouton-d’or
Qui n’a que le soleil
Qui n’a que le soleil
Et le vert des arbres
Et le vert des arbres
Et le bruit des feuilles
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
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jeudi 16 juillet 2009
Dans un jardin que je sais
Dans un jardin que je sais
Comme une ombre venait
De longs cheveux sur elle
Et moi je me disais mon dieu
Que je revive
Une fois elle a choisi
Dans le creux de sa main
Quelque chose comme un fruit
Quelque chose comme un fruit
Et moi je me suis dit
Mon dieu que je revive
Que je sois cette mûre
Cette simple cerise
Accrochée contre un mur
Et qu’elle me voit
Par sa paume attrapée
Je resterai sans voix
Par sa lèvre touchée
Nous nous sommes retrouvés
Dans le mitan du lit
C’est ce que j’avais rêvé
Dans les contes et légendes
Alors je me suis dit
Mon dieu qu’elle m’entende
Que je sois cette ramure
Cette simple cerise
Accrochée contre un mur
Et qu’elle me voit
Par sa paume attrapée
Je resterai sans voix
Par sa lèvre mordue
Mais ce jardin, c’est ma rue
Près de chez moi
Peut-être m’avez-vous vu
Me tourner vers quelque chose
Mon dieu me dire
Si je pouvais la suivre
Etre ce buisson de roses
Vers lequel elle se tourne
Où son regard se pose
Et dont elle se détourne
Pour autre chose
Et dont elle se détourne
Pour autre chose
Etre ce buisson de roses
Etre ce buisson
Comme une ombre venait
De longs cheveux sur elle
Et moi je me disais mon dieu
Que je revive
Une fois elle a choisi
Dans le creux de sa main
Quelque chose comme un fruit
Quelque chose comme un fruit
Et moi je me suis dit
Mon dieu que je revive
Que je sois cette mûre
Cette simple cerise
Accrochée contre un mur
Et qu’elle me voit
Par sa paume attrapée
Je resterai sans voix
Par sa lèvre touchée
Nous nous sommes retrouvés
Dans le mitan du lit
C’est ce que j’avais rêvé
Dans les contes et légendes
Alors je me suis dit
Mon dieu qu’elle m’entende
Que je sois cette ramure
Cette simple cerise
Accrochée contre un mur
Et qu’elle me voit
Par sa paume attrapée
Je resterai sans voix
Par sa lèvre mordue
Mais ce jardin, c’est ma rue
Près de chez moi
Peut-être m’avez-vous vu
Me tourner vers quelque chose
Mon dieu me dire
Si je pouvais la suivre
Etre ce buisson de roses
Vers lequel elle se tourne
Où son regard se pose
Et dont elle se détourne
Pour autre chose
Et dont elle se détourne
Pour autre chose
Etre ce buisson de roses
Etre ce buisson
Dans les jardins du XXIème siècle
Dans les jardins de XXIème siècle
Où les enfants clonés jouent sous les arbres
Le chagrin, la gaieté, ont la couleur du marbre
Et rien n’est plus de ce qui fut aimé
Et rien n’est plus de ce qui fut aimé
Souvenez-vous de ces longues gorgées
De cette eau pure le ciel était gorgé
Dans les jardins du XXIème siècle
Où les enfants clonés jouent en rêvant
A ce que furent la chair, les larmes et le sang
Quand rien n’est plus ce qu’il était avant
Quand rien n’est plus ce qu’il était avant
Souvenez-vous de ces chansons anciennes
Ne reste plus que le filet de vent
Qui fait tourner là-bas les éoliennes
Dont les longs doigts s’étendent sur la plaine
Souviens-toi que je t’aime
Rappelle-toi les mots
Je sais qu’il faut se détourner de toute chose humaine
Dans ce jardin maudit
Où les enfants mauvais jouent sous les branches
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
En ce jardin maudit du XXIème siècle
Où les enfants mauvais jouent sous les branches
A quelques faux moineaux jetant de fausses miettes
Cependant qu’on leur dit que c’est dimanche
Cependant qu’on leur dit que c’est dimanche
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
Dans ces jardins et leurs gazons mutants
Et nous peut-être un jour, les imitant
Les imitant
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
Dans ces jardins et leurs gazons mutants
Et nous peut-être un jour, les imitant
Les imitant
Les imitant
Où les enfants clonés jouent sous les arbres
Le chagrin, la gaieté, ont la couleur du marbre
Et rien n’est plus de ce qui fut aimé
Et rien n’est plus de ce qui fut aimé
Souvenez-vous de ces longues gorgées
De cette eau pure le ciel était gorgé
Dans les jardins du XXIème siècle
Où les enfants clonés jouent en rêvant
A ce que furent la chair, les larmes et le sang
Quand rien n’est plus ce qu’il était avant
Quand rien n’est plus ce qu’il était avant
Souvenez-vous de ces chansons anciennes
Ne reste plus que le filet de vent
Qui fait tourner là-bas les éoliennes
Dont les longs doigts s’étendent sur la plaine
Souviens-toi que je t’aime
Rappelle-toi les mots
Je sais qu’il faut se détourner de toute chose humaine
Dans ce jardin maudit
Où les enfants mauvais jouent sous les branches
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
En ce jardin maudit du XXIème siècle
Où les enfants mauvais jouent sous les branches
A quelques faux moineaux jetant de fausses miettes
Cependant qu’on leur dit que c’est dimanche
Cependant qu’on leur dit que c’est dimanche
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
Dans ces jardins et leurs gazons mutants
Et nous peut-être un jour, les imitant
Les imitant
Souvenez-vous que la folie les guette
Dans ces massifs aux lustres éclatants
Dans ces jardins et leurs gazons mutants
Et nous peut-être un jour, les imitant
Les imitant
Les imitant
Demain il fera nuit
Demain il fera nuit
Je lui lu dans un livre
Et les enfants iront
De porte en porte
De ville en ville
Et les rats s’enfuiront
De porte en porte
De ville en ville
Demain il fera nuit
Et les enfants
Et les enfants iront
De porte en porte
De ville en ville
Et les rats s’enfuiront
De porte en porte
De ville en ville
Et toi que j’ai connue là-bas
Près d’un long bâtiment de bois
Aux yeux si noirs
Aux dents d’ivoire
Au sourire si fragile
Aux longs membres plus fins qu’un fil
Aux longs membres plus fins qu’un doigt
Aux doux sourire qui brûle
Aux lèvres
Aux doux sourire qui brûle
Aux lèvres qu’on boit
Comme une idole
Comme une icône
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Comme une idole
Comme une icône
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Demain, il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Et peut-être qu’après
Alors un jour quand même
Il fera jour pour toujours
Et que ce soleil-là sera
Le feu d’un incendie
Au milieu défendu
Que les enfants iront
En demandant pourquoi
Prolonger un peu plus
Ce besoin de vivre
Ce besoin de vivre
Alors on leur dira de suivre
La ligne des maisons en feu
De se faire une raison
De se faire une raison
Demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Et toi que j’ai connue là-bas
Au pied d’un bâtiment de bois
Aux yeux si noirs
Aux dents d’ivoire
Au sourire si fragile
Comme une icône
Comme une idole
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Douleur lointaine
En rêve, en rêve
Réveille-toi
Dépêche-toi
Le volcan se soulève
En rêve, en rêve
Et crache tout ce qu’il a de feu
De lave qui coulera vers toi
De fièvres et de fièvres
Comme l’Etna
Comme l’Etna
A recouvert de cendres
A gelé dans la pierre
Le monde d’Alexandre
Et celui-là te recouvrira
De Surabaya
Va recouvrir ton univers
De plantes et de plantes
De bleus et de verts
De cendres et de cendres
De courbes et d’ellipses bientôt
Par l’apocalypse
Car demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Mais toi
Aux longs membres plus fins qu’un doigt
Aux longs membres plus fins qu’un fil
Au doux sourire fragile
Au long baiser qui brûle
Aux lèvres
Au long baiser qui brûle
Aux lèvres
Je lui lu dans un livre
Et les enfants iront
De porte en porte
De ville en ville
Et les rats s’enfuiront
De porte en porte
De ville en ville
Demain il fera nuit
Et les enfants
Et les enfants iront
De porte en porte
De ville en ville
Et les rats s’enfuiront
De porte en porte
De ville en ville
Et toi que j’ai connue là-bas
Près d’un long bâtiment de bois
Aux yeux si noirs
Aux dents d’ivoire
Au sourire si fragile
Aux longs membres plus fins qu’un fil
Aux longs membres plus fins qu’un doigt
Aux doux sourire qui brûle
Aux lèvres
Aux doux sourire qui brûle
Aux lèvres qu’on boit
Comme une idole
Comme une icône
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Comme une idole
Comme une icône
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Demain, il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Et peut-être qu’après
Alors un jour quand même
Il fera jour pour toujours
Et que ce soleil-là sera
Le feu d’un incendie
Au milieu défendu
Que les enfants iront
En demandant pourquoi
Prolonger un peu plus
Ce besoin de vivre
Ce besoin de vivre
Alors on leur dira de suivre
La ligne des maisons en feu
De se faire une raison
De se faire une raison
Demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Et toi que j’ai connue là-bas
Au pied d’un bâtiment de bois
Aux yeux si noirs
Aux dents d’ivoire
Au sourire si fragile
Comme une icône
Comme une idole
Une divinité
Des îles lointaines
Des îles
Demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Douleur lointaine
En rêve, en rêve
Réveille-toi
Dépêche-toi
Le volcan se soulève
En rêve, en rêve
Et crache tout ce qu’il a de feu
De lave qui coulera vers toi
De fièvres et de fièvres
Comme l’Etna
Comme l’Etna
A recouvert de cendres
A gelé dans la pierre
Le monde d’Alexandre
Et celui-là te recouvrira
De Surabaya
Va recouvrir ton univers
De plantes et de plantes
De bleus et de verts
De cendres et de cendres
De courbes et d’ellipses bientôt
Par l’apocalypse
Car demain il fera nuit
Je l’ai lu dans un livre
Mais toi
Aux longs membres plus fins qu’un doigt
Aux longs membres plus fins qu’un fil
Au doux sourire fragile
Au long baiser qui brûle
Aux lèvres
Au long baiser qui brûle
Aux lèvres
Deux pigeons
Tous les grands serments sont ainsi
Un jour de soleil, un jour pluie
Dans le vent s’en iront aussi
Dans le vent s’en iront aussi
Deux pigeons s’aimaient d’un amour tendre
La trahison peut-elle attendre ?
La trahison et le coup bas
Y a-t-il un bonheur ici-bas ?
La trahison et le verglas
Toujours l’hiver sonne le glas
Des amours fragiles ou secrètes
Que le monde en son sein secrète
Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre
Mais le filet peut bien se tendre
Tout est gibier qu’on plumera
Y a-t-il un bonheur ici-bas?
La trahison et le verglas
Toujours l’hiver sonne le glas
Des amours fragiles ou secrètes
Que le monde en son sain secrète
Deux pigeons s’aimaient
Mais le filet
Tout est gibier
Y a-t-il un bonheur
Y a-t-il un bonheur
Un jour de soleil, un jour pluie
Dans le vent s’en iront aussi
Dans le vent s’en iront aussi
Deux pigeons s’aimaient d’un amour tendre
La trahison peut-elle attendre ?
La trahison et le coup bas
Y a-t-il un bonheur ici-bas ?
La trahison et le verglas
Toujours l’hiver sonne le glas
Des amours fragiles ou secrètes
Que le monde en son sein secrète
Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre
Mais le filet peut bien se tendre
Tout est gibier qu’on plumera
Y a-t-il un bonheur ici-bas?
La trahison et le verglas
Toujours l’hiver sonne le glas
Des amours fragiles ou secrètes
Que le monde en son sain secrète
Deux pigeons s’aimaient
Mais le filet
Tout est gibier
Y a-t-il un bonheur
Y a-t-il un bonheur
Deux voiles blanches
Et l’aube amène la pluie, la brume
Dans l’eau du port brille la lune
Un sac posé sur une dune
Et dans les tasses, le café fume
Oublie les folies, les rancunes
La mer est remplie d’algues brunes
Avec le temps, les gestes meurent
Et rien ne reste, rien ne demeure
La femme, la fille, le garçon pleurent
Il va s’en aller tout à l’heure
Y aura toujours deux voiles blanches sur la mer
Quelque part n’importe où à l’autre bout de la terre
Y aura toujours deux voiles blanches voiles rondes
Et l’aube amène la pluie, la brume
Les hommes ont les cheveux qui fument
Comme des chevaux couverts d’écume
La mer est remplie d’algues brunes
Ouvre les fenêtres une à une
Au comptoir du café des dunes
Avec le temps les gestes meurent
Y a plus de soleil, y a plus de couleurs
La femme, la fille, le garçon pleurent
Il va s’en aller tout à l’heure
Y aura toujours deux voiles blanches sur la mer
Quelque part à l’horizon à l’autre bout de la terre
Y aura toujours deux voiles blanches voiles rondes
Quelque part à l’horizon à l’autre bout du monde
Dans l’eau du port brille la lune
Un sac posé sur une dune
Et dans les tasses, le café fume
Oublie les folies, les rancunes
La mer est remplie d’algues brunes
Avec le temps, les gestes meurent
Et rien ne reste, rien ne demeure
La femme, la fille, le garçon pleurent
Il va s’en aller tout à l’heure
Y aura toujours deux voiles blanches sur la mer
Quelque part n’importe où à l’autre bout de la terre
Y aura toujours deux voiles blanches voiles rondes
Et l’aube amène la pluie, la brume
Les hommes ont les cheveux qui fument
Comme des chevaux couverts d’écume
La mer est remplie d’algues brunes
Ouvre les fenêtres une à une
Au comptoir du café des dunes
Avec le temps les gestes meurent
Y a plus de soleil, y a plus de couleurs
La femme, la fille, le garçon pleurent
Il va s’en aller tout à l’heure
Y aura toujours deux voiles blanches sur la mer
Quelque part à l’horizon à l’autre bout de la terre
Y aura toujours deux voiles blanches voiles rondes
Quelque part à l’horizon à l’autre bout du monde
mercredi 15 juillet 2009
Donne-moi *
Donne-moi la préférence
Que mon cortège enfin s’avance
Qui vient te prendre
D’où vont descendre
Tout l’équipage
De rois, de pages
Donne-moi la préférence
Ils seront tes amis d’enfance
Et tous les jours
Tes gens de cour
Et tous les ans
Tes courtisans
Donne-moi la préférence
Et tu deviendras reine de mon existence
Et le monde aura tout donné
Pour te garder
Aussi longtemps que tu seras celle dont j’ai rêvé
Laisse-moi te répéter
Que comme on prie dans une chapelle
Tu as compris que si je t’appelle
C’est pour la vie
C’est pour la vie
Donne-moi la préférence
Viens vivre au creux des bras immenses
Des ailes noires
De mon manoir
Au pied des joncs
De mon donjon
Donne-moi la préférence
Nous prendrons les chemins de France
Qui mènent autour
Du pied des tours
Et de l’étang
Où je t’attends
Donne-moi la préférence
Nous prendrons les chemins de France
Qui mènent autour
Du pied des tours
Et de l’étang
Où je t’attends
Donne-moi la préférence
Que mon cortège enfin s’avance
Qui vient te prendre
D’où vont descendre
Tout l’équipage
De rois, de pages
Donne-moi la préférence
Ils seront tes amis d’enfance
Et tous les jours
Tes gens de cour
Et tous les ans
Tes courtisans
Donne-moi la préférence
Et tu deviendras reine de mon existence
Et le monde aura tout donné
Pour te garder
Aussi longtemps que tu seras celle dont j’ai rêvé
Laisse-moi te répéter
Que comme on prie dans une chapelle
Tu as compris que si je t’appelle
C’est pour la vie
C’est pour la vie
Donne-moi la préférence
Viens vivre au creux des bras immenses
Des ailes noires
De mon manoir
Au pied des joncs
De mon donjon
Donne-moi la préférence
Nous prendrons les chemins de France
Qui mènent autour
Du pied des tours
Et de l’étang
Où je t’attends
Donne-moi la préférence
Nous prendrons les chemins de France
Qui mènent autour
Du pied des tours
Et de l’étang
Où je t’attends
Donne-moi la préférence
mardi 14 juillet 2009
La dernière symphonie *

Pochette cartonnée du 45 tours Odeon Meo 160 sorti en mai 1968. Le verso de la pochette comporte une illustration (des cafards), la maquette est de G. MANSET. « Animal on est mal » sera incluse dans le 33 tours « Gérard Manset » sorti fin 1968 et dans la réédition de 1971. « L’arc en ciel » et « La dernière symphonie » sortiront sur le 33 tours « Gérard Manset » en 1971.
Rachitique dans le caveau atomique
Il écrit sur du papier à musique
Sa dernière symphonie
La musique, goutte à goutte, magnifique
S’écoule du ventre de la basilique
La dernière symphonie
Seul, dit-il, dans la nuit
J’écris ma symphonie
Car je sais que
Au loin le désert
Plus rien sur la terre
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
On cherche dans la terre
La nourriture est familière
Et l’on sait que
Au loin le désert
Le monde à l’envers
Plus rien sur la terre
Des larmes de pierre
La tête la première
On entre dans la fourmilière
Car on sait que
Là-haut sur la terre
Au loin, le désert
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
Je cris, dit-il, et j’écris
Les derniers instants de ma vie
Car je sais que
Là-haut sur la terre
Au loin, le désert
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
Le monde à l’envers
Il écrit sur du papier à musique
Sa dernière symphonie
La musique, goutte à goutte, magnifique
S’écoule du ventre de la basilique
La dernière symphonie
Seul, dit-il, dans la nuit
J’écris ma symphonie
Car je sais que
Au loin le désert
Plus rien sur la terre
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
On cherche dans la terre
La nourriture est familière
Et l’on sait que
Au loin le désert
Le monde à l’envers
Plus rien sur la terre
Des larmes de pierre
La tête la première
On entre dans la fourmilière
Car on sait que
Là-haut sur la terre
Au loin, le désert
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
Je cris, dit-il, et j’écris
Les derniers instants de ma vie
Car je sais que
Là-haut sur la terre
Au loin, le désert
Des larmes de pierre
Le monde à l’envers
Le monde à l’envers
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